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Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 00:30
Il me semble que ce que l'on appelle adolescence est en quelque sorte une période de la vie de l'homme ou il va à la rencontre de lui même. Il me semble que j'ai rencontré l'adolescence de biais, d'une façon incongrue, comme si j'avais toujours su qui j'étais et qu’à la fois il m'était inconcevable d'être du monde dans lequel je me voyais. Il me semble que depuis nous marchons ensemble et que tu vas m'accompagner jusqu'au bout belle amie. Dans deux ans nous aurons la trentaine au moins deux enfants et mariés et nous ne savons toujours pas... pourquoi? Mais qui est tu au fond? Inconscience, désespoir, génie, déséquilibre, perfection, persécution, introspection, exploration, déni, supercherie, folie, qui est tu toi qui me détruis, me recolle, qui m'anéantit, me reconstruit, toi qui me fais si fragile et qui me tient debout. Pourquoi est tu si cruelle, cruelle pensée? Tu me dis de vivre, le sourire au coin des lèvres tu me dis de vivre... avec la larme au bord du cœur sans savoir pourquoi? Mais pourquoi diable, pourquoi démon vivre un traitre mot de cette histoire. Ah ah ah ah ah, tu ne puis mourir de devoir vivre et c'est bien là le piège. Enchainé a l'existence, s'il n'existe aucune alternative a la vie, se faire une raison et vivre mais ou, comment, il faut être fou pour vivre et comment être consciemment fou? Être consciemment inconscient encore...

Il me semble, de la lumière, un espoir: la passion, lorsque l'esprit prend le dessus sur l'esprit, lorsque l'instant prend plus d'importance que l'infini. J'ai perdu ma passion dans les méandres de ma pensée et il me faut maintenant la retrouver... Agir avec violence! Au fond si tu es violente belle adolescente c'est bien parce qu'il te faut l'être avec toi même. Alors l'amie, cassons, brulons tout ce qui nous fait barrage et aimons, aimons même si c'est ridicule et inutile... là est notre salut.

Par Eric - Publié dans : Un peu de moi
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Mardi 4 octobre 2005 2 04 /10 /Oct /2005 00:00
Voici un jeu de plateau très sympa qui se joue en ligne gratuitement à 4. L'adresse:
http://www.smileysgames.com/antic
Par Eric - Publié dans : Sur le Net
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Jeudi 29 septembre 2005 4 29 /09 /Sep /2005 00:00

Et même si je ne compte plus mes vers
Et même si mon amie la rime s'abime
Et même si le ciel s'éloigne de la terre
Même si ma muse aujourd'hui me fait horreur

J'ai aimé ce temps arrèté
Ou mon coeur haletant
Tremblait d'un baiser volé
Et ta main si douce
Que j'ai aimé la caresser
Doucement en douce
Sans me faire trop pesant

Que j'ai encore en envie
Ces gestes interdits
Cet amour bridé
Ou ce sombre été
Ou le vent ne souflait plus
Ou la terre ne tournait plus
Ou les gens n'avaient plus de visage
Ou l'amour était sauvage
Ou dans ton soleil je me brulais
Avec joie je me consummais
Et avec moi la raison et l'amour
Et avec moi les espoirs et les toujours
Et avec moi sans rien dire
Tous les géants de mon cirque
Qui tournaient sur la piste
Petite piste de vanités
Toutes plus grandes que les autres
Un grand seau troué

Si seulement ma main avait aimé
De la plus petite parcelle de mon amour
Si seulement ma bouche avait osé
M'aurait tu seulement donné amitié
Autre que rires et profit


Je suis un enfant qui ne cours plus
Je suis un enfant en béquilles
Je suis un adulte qui lutte
Pour garder ses dernières billes
Pourquoi t'avoir aimé
Pourquoi toi?

Par Eric - Publié dans : Un peu de moi
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Jeudi 29 septembre 2005 4 29 /09 /Sep /2005 00:00

Un lecteur taquin me faisait savoir à occasions répétées que personne ne me lit et que mon blog était en tout point identique aux autres. Oui ce doit être un peu vrai. Il va sans dire que si j'écris ici c'est sûrement parce que j'ai envie d'être lu. Mais c'est d'abord et surtout parce que j'ai besoin d'écrire. L'homme doit se satisfaire de sa marche pour marcher plus loin et article après article il me semble voir avancer ma réflexion. L'important n'est pas que ce soit vrai ou non, apprécié ou non, lu ou non, l'important c'est de ne pas s'asseoir au bord du chemin et d'y rester jusqu'a ce que la vie nous pousse en dehors. Il m'est également pratique de pouvoir exprimer mes sentiments lorsque je suis contraint de les cacher. Hier je ne me sentais pas très bien en écrivant. Ecrire ce que j'ai écrit même si c'est quelque peu obscur m'a permis de me sentir un peu mieux. Et donc voilà pourquoi j'ai créé un blog: Parce qu'il m'est utile! Ca me parait largement suffisant comme raison.

Par Eric - Publié dans : Un peu de moi
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Mercredi 28 septembre 2005 3 28 /09 /Sep /2005 00:00

Etre ou ne pas être? Elle rit. Son nom? Oui ou non? 

Oui je l'ai croisée ce matin. Deux lignes qui se coupent, c'est ce qu'on appelle une croix? Elle avait le sourire, moi non! 

Je lui ai demandé un autographe en morse. Des tics et des tocs, elle m'a filé un des ses plus en stock.  

Je l'ai laissé sous le lampadaire en évidence. Histoire que je n’aie pas rêvé.   

Camouflée, elle m'attendait plus loin, la nuit. Je l'ai emmenée.   

On a filé entre les heures cherchant un bar tranquille. 

Echoués au Zero-un, j'ai dragué une tequila, 

Pendue a mon calvaire sans aucun doute, 

Démembré, Désarticulé, Défenestré,  

Oui ou Non telle est la question!  

 

Et j'y suis toujours dans cette matrice binaire. Perdu entre contradictions, morale, regrets anticipés, trahison, relativisme, je n'ai jamais su m'y faire avec les filles, avec la vie...

Par Eric - Publié dans : Un peu de moi
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Mardi 27 septembre 2005 2 27 /09 /Sep /2005 00:00

Schopenhauer disait qu'excepté l'homme, aucun être ne s'étonne de sa propre existence. Il commet selon moi une erreur dans le sens ou rien ne lui prouve que cet étonnement ne se retrouve pas chez certains ou tous les animaux. Le seul moyen qu'il a et que nous avons tous à notre disposition pour en juger ce sont les effets que nous croyons être inévitables de la conscience de soi. Or justement pourquoi le modèle humain serait unique, pourquoi l'intelligence serait la seule expression possible de cette conscience et pourquoi même si l'intelligence était inévitable s'exprimerait elle nécessairement par la révolte et le surpassement de soi. Au fond à ce jour on ne peut réellement mesurer la pensée. Loin de moi l'idée de prôner une humanité pour les animaux mais je pense qu'il est important de ne pas se croire aussi désanimalisé que l'on ne le croit. En fait le sentiment humanitaire est orienté par le fait que nous faisons à partir de notre propre expérience une hiérarchisation des douleurs. Ce sont les douleurs les plus graves à notre sens que nous essayons de faire disparaître autour de nous. Et comme pour nous la souffrance la plus importante est consciente, nous avons pour satisfaire notre ordre moral tendance a croire que ce que nous mangeons souffre moins et donc ne pense pas. C'est du même procédé qu'est né le racisme. Au départ il ne s'agissait pas de haine ou de dédain ou même du 'banal' sentiment de supériorité que l'on peut observer aujourd'hui. Au départ il s'agissait de considérer le nègre ou le peau rouge comme un singe qui n'avait fait qu'a moitié le saut de l'évolution cognitive. N'eut été le fait que le noir ou le rouge étaient dans les faits suffisamment proches du blanc pour communiquer avec lui, ils auraient fini comme des rats de laboratoire ou autres lapins. Pourquoi manger un homme est il pire que de manger un animal, ou même un végétal? La réponse peut sûrement se trouver mais nécessairement loin de tout cet absolutisme erroné qu'est la morale d'aujourd'hui. 

Par Eric - Publié dans : Changer le monde
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Jeudi 15 septembre 2005 4 15 /09 /Sep /2005 00:00

voir : http://une-vie.joueb.com/news/22.shtml#comment_7

Je crois que nous vivons tous notre solitude au monde d'une façon différente mais que certains sentiments reviennent inlassablement. Je ne comprends pas non plus cette société. Je ne comprends pas ses fondements parce qu'elle n'en a pas, parce que notre propre humanité est tombée du ciel sur la tête. Pourquoi se battre quand tout est vanité? Comment ne pas se battre alors que tout est si injuste? Tout est relatif à des apparences et chacun choisit les siennes. Et les gens choisissent de voir ce qu'il y a tout près de vols a la sauvette plutot que les viols en chaine de l'autre côté de la planète. Et nous, humains sommes l'objet de tant de passions, de contraintes, d'envies et d'angoisses que nous ne sommes au fond que des jouets au service d'une 'main invisible' sociale. Alors oui il faut admirer un coucher de soleil, voir une mère nourrir son enfant et se laisser bercer par la musique. Mais comment oublier que le monde est notre prison, l'autre notre tiran et nos passions des drogues pour avaler tout ca. Je veux me battre pour un idéal, je ne sais pas si ca servira à quelque chose, tant pis sinon!

Par Koné - Publié dans : Changer le monde
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Samedi 11 juin 2005 6 11 /06 /Juin /2005 00:00
Là ou je vais
Les sons ne sont pas pareils
Le ciel est plus bleu
Il y a plus de soleil

C'est un pays docteur
Un monde intérieur
C'est un long chemin je sais
Là ou je vais...

Laurent Voulzy
Par Eric Koné - Publié dans : Un peu de moi
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Samedi 11 juin 2005 6 11 /06 /Juin /2005 00:00

Purée je cherchais ce qu'il était possible de faire avec les CSS, je tombe sur le très beau blog de Seb et puis la révélation je me retrouve sur ca! géant!

Par Eric Koné - Publié dans : Sur le Net
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Vendredi 10 juin 2005 5 10 /06 /Juin /2005 00:00

Vous êtes ivoirien, vous vivez en côte d’ivoire. Ou alors vous venez d’ailleurs et vous essayez d’y vivre ou encore vous avez fuit le pays à cause de la guerre. Si vous êtes dans l’un de ces cas, ce message vous concerne. Prenez un peu de recul essayez d’oublier juste un instant les images de massacres, de femmes éventrées, de corps calcinés, de viols collectifs. Essayez d’oublier le regard haineux de votre voisin, d’un jeune du quartier. Essayez d’oublier d’escalade de la machette à la kalachnikov. Essayez d’oublier, pour quelques secondes tous ces gens morts ou disparus, vos frères, vos parents, vos amis, des gens que vous respectez. Chacun de ces corps qui pourrait être celui de votre fils ou de votre père. Chacun de ces corps qui est un bout de votre vie, qui part en lambeaux de chair humaine, qui finit sur le bord d’une route, dans un pneu calciné, dans une fosse empilé sur les autres. Plus que la mort c’est la déchéance de vous-même qui vous pénètre. Vous n’êtes plus rien qu’un animal qu’on tire au fusil. Plus de perspectives, plus rien, juste la mort ou quelque chose qui y ressemble en pire.

Et je vous demande d’oublier ?

Vous pouvez avoir la certitude que tous ceux qui lisent en ce moment ce message autant que celui qui l’a écrit ressentent la même chose que vous. La déchirure s’insinue, s’étend dans notre cœur. Si vous êtes seuls dans un coin, à l’abri des regards peut-être même pleurez vous. La tristesse n’aime pas la solitude, vous allez chercher les coupables et ils seront l’objet de votre vengeance. Vous allez chercher ceux qui vous font peur et ils seront l’objet de votre dégoût. Mais quoi que vous fassiez, quelque soit l’artifice intellectuel que vous utiliserez cette tristesse restera plus forte que vous. Demain vous pleurerez comme aujourd’hui, et après demain encore, même les mains tâchées par le sang de vos ‘ennemis’ votre cœur pleurera son sang. N’essayez pas de croire qu’un jour tout sera fini en vous, on n’oublie pas un passage en enfer. Alors si vous ne pouvez pas oublier regardez une minute les choses comme elles sont.

Regardez dans cette rue d’Adjamé, il est midi, des gens passent. Regardez les et dites vous qu’ils sont tous comme vous. Dites vous qu’ils ont tous mal. Dans la boue par terre un enfant de deux ans qui traîne. Cet enfant là, il est pareil a celui que vous étiez, il traîne dans la boue comme vous l’avez peut-être fait vous-même. Il ne traîne pas dans la boue à cause de votre douleur, a cause de la guerre, il traîne dans la boue parce qu’il est pauvre. Cet enfant là peut être lui pourra oublier ce qu’il a vu. Si ca se trouve ses parents ont su le protéger des scènes que vous avez vu. Pour cet enfant qu’il s’appelle Gbagbo, Bédié, Ouattara, Soro ou Blé, pour cet enfant nous devons arrêter. Cet enfant mérite même le prix de votre vie. Il est votre espoir, il est l’espoir qu’un jour vous pourrez sortir dans la rue quelque soit l’heure du jour ou de la nuit. L’espoir qu’un jour vous pourrez acheter le journal que vous voudrez, adhérer au parti politique qui vous conviendra, prier ou non sans crainte d’être jugé. L’espoir qu’un jour vous sortirez de la pauvreté. Si vous êtes riche ou si vous espérer le devenir, l’espoir qu’un jour vous ne serez plus obligé de cacher votre argent. Pour cet enfant ne regardez pas derrière vous, dites non!

Il n’y a que la haine et la peur qui justifient ce qui se passe, peu importe d’où elle viennent elles doivent disparaître. Faîtes les taire d’abord en vous et si vous êtes surs d’être en mesure de les dominer alors essayez de convaincre les autres. Quoi qu’il en soit, comme vous je souffre, comme vous je ne suis rien, je suis pauvre parce que mon pays est pauvre, je suis triste parce que mon pays est triste et pourtant l’amour encore est en moi. Vous me reconnaîtrez quand vous verrez inscrit sur ma porte, ou alors sur ma chemise, sur mes tapettes ou ma voiture « Je vous aime ». Vous aussi ? Alors faîtes pareil et je vous reconnaîtrai dans la rue, à Bouaké, à Yamoussoukro, à Korhogo, à Boundiali, à Abengourou, Man, San Pédro, à Yopougon ou au Plateau.

 

Par Eric Koné - Publié dans : Changer le monde
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